dimanche 22 mai 2011
A la suite
Les enfants de ce pays sont grands, forts, bruns, dévoués, courageux, ombrageux, malheureux.
lundi 9 mai 2011
Rêve du tant
C'est ainsi que nous avons passé la nuit, à pleurer ce décor.
C'est sur cette phrase que s'achevait le rêve, juste avant l'aube et le réveil.
Qu'avons-nous à pleurer dans ce décor ?
Un dé-corps.
Une défaite du corps. Un départ du corps. Une disparition du corps ; et le reste, devenu alors à jamais inaccessible lorsque cette porte d'accès qu'était le corps dé-part.
C'est sur cette phrase que s'achevait le rêve, juste avant l'aube et le réveil.
Qu'avons-nous à pleurer dans ce décor ?
Un dé-corps.
Une défaite du corps. Un départ du corps. Une disparition du corps ; et le reste, devenu alors à jamais inaccessible lorsque cette porte d'accès qu'était le corps dé-part.
jeudi 10 mars 2011
Après
Nous sommes très cultivés. Nous sommes bêtes à bouffer du foin.
Il faudrait avoir bien peu vécu pour s'accrocher à un titre de gloire vieux de quatorze ans.
Il faudrait avoir bien peu vécu pour s'accrocher à un titre de gloire vieux de quatorze ans.
jeudi 10 février 2011
Blanc blond
Encore rêvé de toi une de ces nuits dernières.
Je savais que tu allais te tuer, je devais trouver un moyen de te convaincre de ne pas le faire. Et surtout, ne pas te perdre de vue. C'était difficile. Tu disparaissais derrières portes, murs, paravents.
Rêve qui explique peut-être l'écrasante fatigue de ces jours-ci, que la maladie seule ne peut.
Un an dans quelques jours.
Mon oncle aux cheveux blonds presque blancs. Les miens ont tant foncé.
Je suis bien plus âgée à présent que les premiers souvenirs que j'ai de toi. Tu me faisais rire toute gamine en imitant le chat des dessins animés.
Un jour, irréversible à présent, je serai aussi plus âgée que les derniers.
Je savais que tu allais te tuer, je devais trouver un moyen de te convaincre de ne pas le faire. Et surtout, ne pas te perdre de vue. C'était difficile. Tu disparaissais derrières portes, murs, paravents.
Rêve qui explique peut-être l'écrasante fatigue de ces jours-ci, que la maladie seule ne peut.
Un an dans quelques jours.
Mon oncle aux cheveux blonds presque blancs. Les miens ont tant foncé.
Je suis bien plus âgée à présent que les premiers souvenirs que j'ai de toi. Tu me faisais rire toute gamine en imitant le chat des dessins animés.
Un jour, irréversible à présent, je serai aussi plus âgée que les derniers.
dimanche 12 décembre 2010
Cheveux blonds, idées courtes
Ce matin au sortir d'un rêve troublant je pleurais encore un peu en pensant à ta mort. Car c'était toi en rêve, à n'en pas douter, sous d'autres traits mais tellement reconnaissable.
Un peu plus tard, à propos d'un rien, je croise mon sourire dans une glace.
Un sourire inhabituel. Pas celui que je me donne lorsque je suis face au miroir, mais celui que je ne vois jamais, le sourire pour les autres, surpris à la dérobée. Un sourire spontané qui m'est étrange. Pourquoi si séduisant ?
Et c'était ton sourire, là, dans le miroir, avec les yeux encore un peu triste. Un autre visage, mais ton sourire.
Nous ne nous ressemblons pas tant que ça. Nous sommes de la même famille.
Je n'aurais pas pensé avoir le même sourire que toi. C'est vrai.
Mais cela ne te fait pas revivre, ni survivre à travers moi, hélas, tellement pas revivre.
Un peu plus tard, à propos d'un rien, je croise mon sourire dans une glace.
Un sourire inhabituel. Pas celui que je me donne lorsque je suis face au miroir, mais celui que je ne vois jamais, le sourire pour les autres, surpris à la dérobée. Un sourire spontané qui m'est étrange. Pourquoi si séduisant ?
Et c'était ton sourire, là, dans le miroir, avec les yeux encore un peu triste. Un autre visage, mais ton sourire.
Nous ne nous ressemblons pas tant que ça. Nous sommes de la même famille.
Je n'aurais pas pensé avoir le même sourire que toi. C'est vrai.
Mais cela ne te fait pas revivre, ni survivre à travers moi, hélas, tellement pas revivre.
dimanche 21 novembre 2010
Charmant
Tu étais simplement charmant, mais ce n'est pourtant ni ton sourire, ni tes mots, ni ton doux visage qui m'attachèrent à toi. Oh, sans le vouloir, certainement, avec la plus grande innocence - et ce fut là tout ton art - tu as touché la corde la plus sensible, celle qui m'attirerait irrépressiblement. Nous nous connaissions à peine.
Tu m'as fait honte.
Tu m'as fait honte.
samedi 20 novembre 2010
Nuit, gravement
Ce soir, lorsque tu t'es glissé sous les draps auprès de moi. M'est revenue la sensation de ton genou touchant ma jambe pendant la nuit précédente, et le réconfort de ce contact. Et elle était encore si précise, cette sensation, que c'était comme si cela venait de se passer, comme si je n'avais pas quitté cette position couchée sur le côté, sous les draps, à demi endormie, à sentir de loin en loin ton corps velouté vivre à côté de moi.
Comme si la journée de veille écoulée entre-temps s'était d'un coup escamotée.
Comme si la journée de veille écoulée entre-temps s'était d'un coup escamotée.
Inscription à :
Articles (Atom)